Le projet du CDCN concerne avant tout l’ensemble des habitants de Dijon et pas uniquement ceux du quartier des Grésilles. Ce projet évoque la société, son évolution et son avenir à partir de la notion d’accueil et d’accès non pas uniquement d’un lieu de représentation, mais aussi de production. Il est le moteur qui permet de fédérer les habitants autour de ses racines et de la culture, comme outil majeur d’intégration sociale.
Le bâtiment existant, au-delà de sa valeur matérielle, est avant tout un patrimoine immatériel pour les habitants. La mémoire du Dancing, ce qu’il représente, la manière dont il est présent dans l’imaginaire de chacun qui le fréquente ou qui l’a fréquenté, la présence de chaque artiste, chaque technicien qui l’a fait vivre est ce qu’il faut avant tout respecter et prolonger aujourd’hui.
Ce patrimoine de mémoire est la vraie racine à préserver pour réussir le projet futur de réhabilitation et requalification du théâtre des Grésilles à Dijon.
C’est la raison principale pour laquelle, nous avons fait le choix de ne pas construire à côté et à plus forte raison derrière, mais sur le bâtiment actuel avec une extension en toiture. De cette manière, nous entendons rendre visibles les activités du centre chorégraphique aujourd’hui peu perceptibles.
Ainsi, à l’échelle du quartier et de la ville, le signe n’est plus uniquement un élément de signalétique rapporté en façade mais le programme lui-même de représentation et de production qui fait appel.
Côté ville, la grande salle qui forme un couronnement au bâtiment actuel, donne tout son sens à la nouvelle entrée et au foyer qui s’ouvre généreusement sur l’avenue des Grésilles au rez-de-chaussée. En complément à l’étage, une généreuse fenêtre laisse percevoir l’activité des répétitions et productions en journée.
Côté cœur d’îlot, libéré de toute emprise bâtie, un vaste jardin, lieu de représentations et d’événements, prolonge et augmente le programme du futur dancing qui s’ouvre au public.
Face à ce jardin, et au plateau scénique extérieur, une nouvelle façade épaisse s’ouvre et se ferme suivant les saisons.
La façade est imaginée telle une structure habitée, qui permet de rendre visible l’ensemble des déplacements artistes, techniciens et publics du nouveau Dancing et offre de nouvelles possibilités scénographiques, à la fois pour les spectateurs par des balcons ouverts sur le plateau extérieur, mais aussi pour des espaces de tous les possibles offerts pour la danse, le cirque …
Telle une machine à danser, le Dancing se transforme en une structure capable, flexible, mouvante, au service des artistes, des techniciens et des administrateurs qui embarquent avec eux les habitants des Grésilles et de Dijon.
​Associé à HBAAT, mandataire.
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